Pile ou face ?

Ne vous est-il jamais arrivé d’avoir à choisir entre deux possibilités, alors qu’absolument rien ne fasse pencher la balance d’un côté ou de l’autre ? Par exemple, la dernière fois que je suis allé au cinéma, j’ai du choisir entre deux films que je ne connaissais pas, et ils me tentaient également.

un ane

Ce genre de dilemne cornélien est illustré par l’âne de Buridan, dont vous connaissez peut-être la sinistre histoire. L’âne de Buridan était un âne tout ce qu’il y a de plus banal, à ceci près qu’il avait trés exactement aussi faim que soif. Or, il se retrouva au milieu d’une route, à égale distance d’un seau d’avoine et d’un seau d’eau.

Qu’arriva-t-il à cette brave bête ? Elle hésita pendant des heures, et finalement mourut dans d’atroces souffrance, faute d’avoir su choisir. Elle décéda d’indécision.

Si j’en reviens à mon exemple de cinéma, il est bien évident que je ne vais pas mourir de ne pas savoir choisir entre deux films. En revanche, il est tout à fait envisageable que je manque le début du film, voire que je rate complètement la séance.

Comment trancher ?

Comment prendre une décision quand nous ne sentons aucune préférence ? Le piège de ce genre de situation, c’est de continuer à réfléchir indéfiniment, au lieu d’agir. Lorsque la réfléxion n’amène rien, il ne reste que l’action.

Dans ce genre de situation, j’utilise la classique méthode du pile ou face. Pile, je vais voir le film A, face, le film B. Puisqu’aucun choix ne parait meilleur que l’autre, alors autant choisir au hasard. L’avantage de cette méthode, c’est qu’elle force à prendre une décision. Une fois que j’ai tiré à pile ou face, je cesse de réfléchir, je deviens obligé d’agir.

Une fois que j’ai lancé la pièce, je cesse de peser le pour et le contre entre deux films, et je n’ai plus qu’à me diriger vers la caisse pour demander mon ticket.

Et quand la pièce se trompe ?

Ce qui est amusant, c’est que bien souvent, je découvre que le choix de la pièce ne me convient pas, et que j’aurais finalement préféré l’autre possibilité. Je me rends compte que la balance penchait effectivement plus d’un côté que de l’autre. C’est simplement que la préférence était trop peu marquée pour que je la remarque.

Dans ce cas, il ne faut pas hésiter à revenir sur sa décision. Le fait d’agir a aidé à réfléchir, mais l’important, c’est d’avoir fait un choix.

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