Séduction : les erreurs à ne pas commettre

Il y a quelques temps, j’ai écrit un article qui exposait les bases théoriques de la séduction. Mais comme le disait si bien Einstein, la théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne.

Dans la pratique, rateaux, gamelles et vestes sont le quotidien de l’apprenti dragueur. Dans cet article, je vais expliquer quelles sont les erreurs les plus souvent commises en matière de séduction, et comment les éviter. ((La plupart des informations présentées ici sont issues d’un livre. Ceux qui voudraient en savoir plus sur le sujet peuvent lire LA référence en la matière, la Mystery Method.)) Malheureusement pour vous, mesdames, voici encore un article qui s’adresse plus particulièrement aux hommes. C’est comme ça :)

Encore un peu de théorie

Le développement de la relation de sédution, de la rencontre à la copulation, suit grosso-modo toujours le même schéma

  1. L’attirance : Durant cette phase, l’homme et la femme développent une attirance mutuelle. Considérons que juste avant leur première rencontre, nos deux protagonistes ne sont pas du tout attirés l’un vers l’autre. En faisant connaissance, ils développeront éventuellement une attirance pour l’autre, signifiant qu’ils le considèrent comme un partenaire potentiel.

    Cette phase correspond à la parade nuptial, lorsque le mâme fait le beau et se pavane pour attirer l’attention des femelles. S’il y parvient, peut-être pourra-t-il passer à l’étape suivante.

  2. Le confort : À ce stade, les deux tourtereaux vont chercher à apprendre à se connaître et à se sentir bien ensemble. Ils développent une sensation de confiance et de « connexion ».

    Au cours de cette phase, il chercheront un peu d’intimité (mais pas trop), rechercheront la présence l’un de l’autre, et se feront de plus en plus proches, jusqu’à…

  3. La séduction : Après quelque temps, lorsque la présence de l’autre est preçue comme une source de confort, ils développent le désir sexuel, et vont « conclure ».

    Caresses, baisers, et… Vous voulez un dessin ?

(Je schématise en simplifie vachement, hein ! N’allez pas croire que c’est toujours aussi simple)

Sauf exception, ces trois phases sont déroulées dans cet ordre. Dans une séduction « active » (la drague), l’homme doit « provoquer » l’attirance de sa « cible » ((s’il tente de la séduire, c’est que lui est déjà attiré, logiquement)) puis le développement du confort.

Bien des hommes inexpérimentés sont confrontés à des problèmes insolubles parce qu’ils ne prennent pas les choses dans le bon ordre. Si vous avez l’habitude de vous prendre des rateaux en cascade, si vous n’en pouvez plus d’entendre des phrases comme « je préfère qu’on reste amis », voici quelques explications qui devraient vous permettre d’avancer.

La séduction d’abord : le gros lourdingue

le gros lourdingue

L’erreur la plus répandue est sans doute celle qui consiste à commencer par la fin, c’est à dire à commencer par les avances sexuelles. Pas besoin de vous faire un dessin, vous voyez de quoi je veux parler. À la place, je colle une illustration de Poungi la racaille pour illustrer mon propos.

Les dames qui me lisent pourront sans doute confirmer qu’il est trés inconfortable de se voir proposer de faire des cochonneries par quelqu’un qu’on ne connait pas, ou peu. Bref, messieurs, ne témoignez pas un intérêt sexuel trop prononcé trop tôt, ou ce sera la veste.

Le confort avant l’attirance : le gentil garçon

Deuxième erreur : chercher le confort sans attirance. En général, c’est le cas typique du cas plein de bonnes intentions et un peu naïf qui croit que draguer, c’est juste être gentil et respectueux avec les femmes, et qui ne comprend pas pourquoi il n’a pas de succès.

le gentil garçon

C’est le genre : « Bonjour, vous habitez chez vos parents ? », « salut, quel est votre nom ? », ou encore « On ne se connait pas, mais je vous trouve charmante ». Et compliment, et cirage de pompes, et gnagnagna…

Messieurs, sachez que ce genre d’approche véhicule un message auprès de la dame : « je ne te connais pas, mais je veux coucher avec toi juste parce que ton aspect extérieur me plaît ».

Pensez que les jolies femmes se coltinent trés fréquemment des avances dans ce genre, croyez vous qu’elles vont aller boire un café avec tous les neuneus simplement parce qu’on leur demande ?

Bien sûr, qu’il faut être gentil et respectueux, mais si la demoiselle n’est pas d’abord attirée vers vous, il n’y a pas de raison qu’elle cherche le confort auprès de vous. Et si c’était le cas, vous resteriez un « bon copain ».

Oublier le confort : Ne brûlez pas d’étapes !

c'est mal barré

Imaginons que vous rencontriez une femme à votre goût, et que cette attirance soit réciproque. Au lieu de chercher à mieux la connaître, à batir une relation de confiance, vous vous montrez tout de suite trés entreprenant.

Il y a de fortes chances pour que l’attirance que madame éprouve pour vous diminue trés rapidement. Après tout, vous ne vous connaissez pas assez pour ça. Les femmes ont besoin de connaître leur partenaire avant de passer à l’acte.

Si vous passez à des avances trop poussées avant de vous connaître suffisamment, cela sera trés inconfortable pour madame, qui risque de se sentir coupable à cause de blocages culturels et instinctifs. Par conséquent, elle cherchera à s’éloigner de vous. Vous risquez de ne pas comprendre pourquoi, alors que tout semblait bien parti, votre futur conquête vous fait faux bond tout d’un coup.

On est pas au pièce, prenez quand même le temps de vous connaître.

Rester coincé dans le confort : le syndrome du bon copain

Ce problème est un peu le pendant du précédent. Vous avez rencontré une femme à votre goût et développé une attirance mutuelle, et vous avez bien pris soin de ne pas aller trop vite en besogne. Et finalement, quand vous vous décidez à faire avancer un peu les choses, vous vous prenez la pire des vestes que l’on puisse enfiler :

Tu sais, je préfère qu’on reste amis

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Mais que s’est il passé ? Le problème, c’est que durant la phase de confort, vous n’avez pas suffisamment montré que vous étiez un partenaire sexuel potentiel. Votre nouvelle amie s’est habitué à se sentir bien auprés de vous, elle aime vos conversations, et le respect que vous lui témoignez. Vous êtes devenu son confident. En un mot, elle vous apprécie.

Mais du coup, votre présence non sexuelle est une telle source de confort qu’elle préférera en rester là. Si votre intérêt sexuel est trop soudain, vous lui ferez peur et la placerez dans un état d’inconfort. D’où la veste.

Comment éviter d’en arriver là ? Pendant que vous développez le confort entre vous, n’oubliez pas d’affirmer votre sexualité. Affichez vous comme un être sexué : évoquez vos précédentes expériences sexuelles, touchez la, prenez lui la main, etc. Mais faites quelque chose, sinon :

Tu sais, je préfère qu’on reste amis

Fin des soldes sur les vestes ?

J’espère que ces quelques petits conseils vous aideront au moment opportun. Je vous souhaite bonne chance dans vos amours, et à la prochaine.

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Les dérives du développement personnel

Ceux qui ont quelques notions d’économies savent que lorsque l’on lance un produit ou un service sur le marché, il est important d’analyser ce que fait la concurrence. Tout simplement pour ne pas découvrir qu’une autre entreprise offre le même service en mieux et moins cher.

Lorsque j’ai lancé ce site, j’ai passé quelques heures à rechercher les blogs similaires, traitant de développement personnel. Ô joie ! En français, ce type de blog ne court pas les rues, et à part newway, il n’y a pas grand monde à se bousculer au portillon. En revanche, dans le monde anglophone, ils sont tout simplement légion. J’ai pu en trouver des dizaines et des dizaines.

Seulement, après en avoir parcouru un certain nombre, je me suis rendu compte d’une chose. La plupart des gens ont une vision erronée de ce que représente réellement le développement personnel.

Ce que n’est pas le développement personnel

Pour beaucoup de monde, le développement personnel, c’est améliorer son charisme pour être capable de mettre des foules dans sa poche en trois mots. C’est améliorer sa mémoire au point de pouvoir mémoriser un dictionnaire en une seule lecture. C’est savoir gérer son temps avec une telle efficacité qu’il devient possible d’avoir deux métiers à plein temps et de poursuivre des études en parallèle sans sacrifier sa vie de famille. C’est développer son intuition jusqu’à savoir décrypter les émotions et les pensées d’autrui d’un coup d’oeil. C’est pouvoir séduire n’importe qui d’un simple regard.

le surfer d'argent

De fait, certains des experts les plus influents dans le domaine se présentent comme des espèces de surhommes, des êtres supérieurements intelligents, supranormalement productifs, à la mémoire phénoménale, et qui guident le commun des mortels sur le chemin pour leur ressembler.

Savez vous à quoi ça me fait penser ? Cela me rappelle mon enfance, lorsqu’en lisant les bandes dessinées relatant les supersaventures des superhéros, je rêvais moi même de détenir je ne sais quel superpouvoir. J’aurais aimé pouvoir voler, être invisible, marcher sur l’air, et que sais-je encore ?

Seulement, s’il y a bien une chose que les comics de Marvel m’ont appris, c’est que les superhéros sont rarement des gens superheureux.

Des outils pour le bonheur ?

Ne nous voilons pas la face, être capable de prouesses mentales ne vous apportera pas le bonheur sur un plateau. Bien sûr, ces superfacultés sont bien pratiques, mais elles restent des outils. Et un outil, si on ne sait pas comment ni pourquoi l’employer, ne sert strictement à rien.

En revanche, il existe des tonnes et des tonnes de compétences que vous pourriez développer, et qui elles auraient un effet significatif sur votre vie. Ce sont des facultés plus « ordinaires », moins impresionnantes sur le papier, et avec lesquelles vous ne pourrez pas frimer en soirée. Je parle de capacités ordinaires, comme celle de gérer son stress, maîtriser ses émotions, se faire des amis, régler des conflits personnels sans en venir aux mains, etc.

Banal, me direz vous ? Peut-être. Toujours est-il qu’autour de moi, je vois sans arrêt des gens qui n’ont pas appris ce b.a.-ba. Je vois des gens qui ne savent pas mener leur vie convenablement, et qui sont incapable de gérer correctement leurs problèmes émotionnels. Je vois des différends stupides, des divergences d’opinions mineures, qui dégénèrent en brouilles à vie, ou pire.

L’être parfait existe-t-il ?

[exergue droite]Être capable de prouesses mentales ne vous apportera pas le bonheur sur un plateau.[/exergue]

Alors, chers lecteurs qui êtes en quête de développement personnel, décompressons, et déculpabilisons nous. Nous ne serons jamais parfait ((Et encore heureux)). De la même manière qu’il est vain et malsain pour une jeune fille de tenter de ressembler aux supermannequins superminces qu’on nous montre dans les magazines ((d’autant que les photos sont retouchées…)), il serait bien stupide de croire que le développement personnel se résume à acquérir un set complet de superpouvoirs.

Soyons réalistes et clairvoyants. Ne nous départissons pas de notre sagesse, et analysons ce que l’on nous propose avec intelligence. L’attrait exercé par les supercompétences des gourous du développement personnel peut-être trés fort, et la dérive est facile. Mais surtout, ne perdons pas de vue notre objectif : devenir des êtres meilleurs, pas des animaux de foire.

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Comment économiser son temps et son argent ?

La société qui est la notre présente un paradoxe intéressant : d’un côté, jamais nous ne sommes allé aussi vite. Grâce au développement des technologies, voitures, TGV, avions nous permettent de nous déplacer à une vitesse toujours plus grande. L’informatique nous permet d’exécuter des tâches toujours plus nombreuses en un clin d’oeil. Pourtant, d’un autre côté, nous n’avons jamais le temps de rien faire. Amusant, n’est-ce pas ((ou pas, c’est selon)) ?

Qui n’a jamais eu l’impression de n’être qu’une abeille parmi les autres dans la ruche ? Qui n’a jamais eu le sentiment que sa vie défilait sans qu’il puisse rien faire pour la retenir ? Qui n’a jamais été débordé, littéralement, de travail ? Qui n’a jamais été stressé par le rythme trépidant de sa vie ? Qui n’a jamais regretté de ne pas consacrer assez de temps à ses projets personnels, ou à sa famille ?

[exergue gauche]Qui n’a jamais eu l’impression de n’être qu’une abeille parmi les autres dans la ruche ?[/exergue]

Se lever tôt, emmener les gosses à l’école, courir (ou plutôt, rouler) au travail, manger sur le pouce, se gorger de café pour tenir la journée, retourner chercher les mioches à la sortie de l’école, aller faire les courses au supermarché, jouer aux auto-tamponneuses avec les caddies, rentrer faire la cuisine, coucher les marmots, et s’affaler devant la télé, enfin, pour se vider le cerveau.

Qui n’a jamais vécu de pareille journée ? Est-ce la journée rêvée ? Le rêve occidental ? Pourtant, ce type de vie est présenté comme le modèle absolu de la réussite, la « vie de monsieur et madame toutlemonde », le résultat ultime de millions d’années d’évolution.

Il y a ceux qui s’en contentent. Tant mieux pour eux. Et puis il y a les autres, ceux qui aspirent à autre chose. Qui ne veulent pas que leur vie se résume au métro-boulot-dodo. Qui refusent d’être des esclaves de l’économie, sacrifiant leur temps à faire tourner la civilisation capitaliste. Étudions de plus prêt comment retrouver une vie moins stressante et plus épanouissante.

Travailler plus pour gagner plus

Le concept est à la mode. Les français seraient des fainéants. « Travailler plus pour gagner plus » fut même un des slogans choc de la campagne de notre actuel président. Vous voulez du pouvoir d’achat ? Et bien, trimez, bandes de mollusques ! L’équation paraît simple : travail = argent => plus de travail = plus d’argent. Même un enfant pourrait comprendre, et saliver à l’idée de l’augmentation de son argent de poche.

Vous allez trimer, bandes de lavettes !

Faisons abstraction de toutes les conséquences économiques et sociales de telles mesures (ce n’est pas le propos du blog), et attachons nous aux conséquences individuelles. Avant de crier au génie, peut-être faudrait-il se poser quelques secondes pour réfléchir (habitude Ô combien perdue de nos jours) : gagner plus ? Mais pourquoi faire ?

Pour survivre, un être humain nécessite plusieurs éléments : un toit, de la nourriture, du sommeil, la sécurité, etc. Ce que l’on nomme des besoins primaires. Une fois la survie assurée, l’être humain aspire à plus : vivre, s’épanouir. Et pour cela, la seule satisfaction de contribuer à la société et de gagner de quoi nourrir sa famille ne suffit pas.

La société de consommation a travaillé dur pour faire disparaitre de nos vies ce qui ne lui sert pas. Nos tâches quotidiennes ne laissent désormais plus de place à la vie contemplative, l’art, la poésie, le jeu, l’humour, le jardinage, ou tout simplement… le repos.

La solidarité ? Plus besoin ! À la place, travaillons pour nous payer de belles assurances. Plus le temps de bricoler, il faut travailler pour payer le plombier. La convivialité ? Mais mon pauvre, vous croyez qu’on a le temps d’aller au marché discuter avec les commerçants locaux des produits qu’on met dans nos assiettes ? À la place, je prends ma voiture, et je brûle du bon pétrole pour aller au supermarché qui me présente des beaux fruits sans goût mais bien luisants et qui ont voyagé sur des milliers de kilomètres.

Gagner moins pour travailler moins

Le constat est le suivant : aujourd’hui, il faut travailler toujours plus, simplement pour payer les frais occasionnés par notre travail. Il faut payer la voiture qui nous sert à venir travailler. Il faut payer les plats tout préparés, alors que nous pourrions cuisiner si nous avions plus de temps. Il faut payer des professionnels pour bricoler à notre place. Il faut payer la nourrice qui garde les enfants pendant que nous sommes au bureau, etc.

Ce que je propose, c’est de chercher des alternatives pour réduire conjointement nos frais et notre temps de travail, tout en vivant une vie plus épanouissante. Travailler moins, c’est se donner le temps de vivre. Mais travailler moins, c’est aussi gagner moins. Et oui ! Nous allons donc tâcher de réduire nos dépenses, pour nous donner le pouvoir de réduire notre temps de travail, et ceci sans impact négatif sur notre qualité de vie.

La voiture : une belle saloperie

Les transports représentent aujourd’hui le deuxième poste de dépense des ménages (la première étant le logement), et la voiture y est pour quelque chose. En 2005, le budget annuel d’un possesseur de clio (la voiture la plus vendue en France) était de 4784 € !! ((source : automobile club)) Soit l’équivalent grosso-modo de trois salaires.

mangé par les voitures

Ce qui nous fait 400 € par mois. Pas mal, non ? Et si vous possédez une 307, la note monte à plus de 600 € ! Alors on me dira : la voiture, c’est pratique, ça va vite, on ne peut plus vivre sans, etc. Calembredaines et billevesées ! La voiture est un fléau ! Pour l’environnement, la santé, les paysages, les piétons et les cyclistes, la voiture est une calamité.

En plus, la voiture est loin d’être aussi rapide qu’on ne le croit. « Au sein des agglomérations françaises, la vitesse moyenne des voitures oscille entre 15 et 20 km/h, soit à peu près la vitesse moyenne d’un vélo ! » ((source : Marcel Robert, pour en finir avec la société de l’automobile)) Et si on compte le temps passé à travailler pour payer son mode de transport, l’argument de la vitesse ne tient pas.

Alors, vous voulez rendre le monde meilleur, tout en gagnant 600 € par mois ? Facile : balancez votre chignole à la casse, et le tour est joué. Vous n’avez pas encore de voiture ? Avant d’en acheter une, demandez vous si vous avez envie de balancer 600 € par la fenêtre tous les mois.

Bien sûr, il faudra investir un peu dans des alternatives. Acheter un vélo, ainsi que des sacoches, par exemple. Ou un abonnement pour les transports en commun. Et prendre le train pour les déplacements longs. Mais croyez moi, avec tout ça, vous ne dépenserez jamais autant qu’en possédant une voiture.

L’alimentation : revenir à l’essentiel

Les bons légumes. Miam !

Après le logement et les transports, l’alimentation est le troisième poste de dépense. Et pourtant, la nourriture représente une part de plus en plus faible du budget total. On est passé de 28.6% en 1960 à 13.1% en 2005.

Soyons clair, je suis résolument contre économiser sur la nourriture ! Après tout, ce qu’on mange, c’est ce qu’on est. C’est le carburant de la vie. On ne peut espérer être en bonne santé sans une alimentation correcte.

Néanmoins, il reste possible de manger mieux en payant moins. Comment ? En redonnant sa place à l’essentiel. Fini les plats tout préparés, pleins de graisse, bourrés de sel et de sucre et suremballés, place aux bons fruits et légumes. Au revoir, les gateaux, biscuits et sucreries. Il est bien plus rentable de les cuisiner soi même (farine, oeufs, sucre, four, le tour est joué). Et mangez moins de viande. La viande, ça coûte cher, et ça pollue !

Consommez des produits de saison, et locaux, pour être sûr qu’ils n’ont pas parcouru des milliers de kilomètres avant d’arriver dans votre assiette. Ils auront meilleur goût et leur qualité nutritive sera plus importate. Et mangez bio, pour ne pas ingérer de saloperies chimiques et ne pas soutenir l’agricultre intensive qui épuise la terre.

Buvez l’eau du robinet, pas de l’eau minérale en bouteille. Au besoin, prenez un filtre à eau. Il est aussi possible de diminuer drastiquement le budget restaurant. Cuisinez pour deux repas la veille, vous n’aurez qu’à emporter. Le café du matin ? Remplacez le par un thé, préparé à domicile et que vous emporterez dans un thermos. Il vous coutera 10 fois moins cher si vous faites pousser de la menthe sur votre balcon. Et si vous habitez à la campagne, un potager remplacera avantageusement votre gazon.

Bien entendu, n’acheter que des produits de base signifie que vous passerez plus de temps à cuisiner. Mais remplacer 20 minutes de travail par 20 minutes de cuisine, après tout, peut-être n’y perdrez vous pas au change ? De même, comme les produits sont frais, il faudra faire les courses moins, mais plus souvent. Mais si vous les faites à vélo au marché, et plus en grande surface, vous transformerez une source de stress en plaisir.

Une alimentation bien pensée est source de plaisir et de santé, alors si ça vous coûte moins cher, pourquoi s’en priver ?

Les loisirs : simple is beautiful

La part des loisirs augmente dans le budget des ménages. Nous vivons une vie de plus en plus stressante. Résultat : de plus en plus besoin de se distraire, de se libérer la tête, et 3h30 de télé par jour en moyenne ! Vous voulez faire des économies : limitez au maximum les loisirs qui coûtent, et remplacez les par des loisirs « pratiques et productifs ».

Un abonnement à la médiathèque remplacera avantageusement vos achats de livres et de cd. Le bricolage vous permettra d’entretenir votre intérieur et d’être plus autonome en économisant le salaire d’un professionnel. Soyez marmiton, cuisinez en famille, et terminez vos soirées attablés autour d’un jeu de société, plutôt que devant la télé.

Vous voulez partir en vacances ? Évadez vous en train chez de la famille, au lieu d’aller en avion au Maroc ou en Australie.

Et surtout, surtout, banissez le lèche-vitrine, l’achat non comme un moyen mais comme un fin. Votre porte monnaie vous dira merci.

La communication : ou comment retrouver l’art de la retrouvaille

Les portables, c’est bien, c’est pratique, ça permet de parler à qui on veut quand on veut. Ça permet de ne pas se prendre la tête à se donner des rendez-vous. Allo ! T’es où ?

Sauf qu’un portable qui sonne au milieu d’une séance de ciné, ou quand un inconnu me raconte sa vie en beuglant dans le tram, ou quand je vois des couples qui marchent côte à côte chacun parlant dans son mobile, ben ça m’énerve, na !

Alors, quand on voit le prix des communications, ça vaut peut-être la peine de le bazarder pour se remettre à envoyer des lettres ou des cartes postales, non ? Vous dites qu’il est impossible de s’en passer ? Pendant des millions d’années, on y a bien réussi…

Quelques conseils d’ordre général

Pour ne pas dépenser bêtement son argent, paradoxalement, il vaut mieux dépenser plus, mais miser sur la qualité, que d’acheter de la gnognotte au prix le plus bas. Des produits de mauvaise qualité doivent souvent être remplacés, et il est rarement possible de les réparer. À long terme, à force de vouloir réaliser des économies de bouts de chandelles, vous dépenserez beaucoup plus.

Tâchez d’être le plus autonome possible. Soyez un adepte du « faites le vous même », qu’il s’agisse de cuisine ou de plomberie. Faire appel à un professionnel coûte cher. Pourtant, il est vituellement possible de tout faire soi même, cuisine, jardinage, bricolage. Bien entendu, il n’est pas forcément possible, ni même souhaitable de vivre en autarcie complète. Mais souvenez vous que autonomie = économies.

Enfin, évitez le gaspillage. De trés bons conseils sur le site de l’ADEME, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie.

Il existe bien d’autres moyens de vivre mieux en dépensant moins. Si vous avez de bonnes idées, laissez moi un petit commentaire. Sur ce, je vous laisse, je vais aller… glander :)

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Bonne rentrée à tous !

Et oui ! Comme certains ont pu le remarquer, Palsambleu ! a repris son activité, rentrée oblige. Fini les vacances, le soleil, la plage, les filles en bikini et le sable dans les oreilles. Place au boulot, le vrai, le dur, celui qui fait mal aux dos, et laisse des traces sous les bras !

Bon, ok, je m’emballe un peu ! En fait, la reprise se fera doucement, pour moi. J’espère qu’il en sera autant pour vous :) En attendant, ces vacances m’ont fait du bien, je suis d’humeur toute guillerette, et pour la peine, je vous promet du neuf sur votre site préféré ((oui, je me la joue, mais j’ai le droit, je suis chez moi))

Quoi de neuf sur Palsambleu ?

Sur le chemin de la rentrée

Les plus attentifs d’entre vous auront sans doute remarqué que le vent du changement a commencé à souffler. Rien de bien extraordinaire, mais c’est déjà ça.

Tout d’abord, vous constaterez que toute forme de publicité a définitivement disparue. Exit, les affichages contextuels, bye bye les liens sponsorisés, l’idéologie capitaliste de notre société de consommation devra trouver d’autres vecteurs de propagation ((faut vraiment que je sois en forme pour faire des phrases comme ça !)).

Palsambleu est maintenant un blog sans pub. Cela ne signifie pas que je ne mettrai pas à l’occasion quelques coups de projecteurs sur des références ou des projets qui me tiennent à coeur, mais plus de publicité à but lucratif ici.

Grâce à l’espace libéré, j’en ai profité pour rajouter une ou deux petites fonctionalités. Sur la colonne de gauche, vous pourrez voir un classement des meilleurs commentateurs ((ça se dit, ça ?)). C’est à dire que plus vous laisserez de commentaires sur Palsambleu, plus vous monterez dans la liste, avec à la clé un lien vers votre site, pour ceux qui l’auront renseigné.

À vos commentaires !

Le but ? Vous inciter à participer. Je rappelle d’ailleurs à ceux qui savent ce que ça veut dire que les liens des commentaires ne contiennent pas l’attribut nofollow.

En revanche, je serai désormais impitoyable sur la qualité des commentaires, c’est à dire que les réactions du genre cool, oué, tro bi1, ou excellent article. Voila un lien vers mon blog seront purement et simplement effacées, sans autre jugement que celui de mon bon vouloir. Je suis encore chez moi, alors je fait ce que je veux, non mais sans blague !

Et puis, dernière modification mineure, vos commentaires afficheront désormais vos eventuels gravatars, favatars et pavatars. J’aurai toutefois besoin de votre aide pour tester cette fonctionalité. Il faudrait tout simplement que vous postiez… un commentaire. Vu que c’est moi qui vous le demande, vous pourrez vous contentez d’un petit « test », ça ira pour cette fois.

Voilà, comme d’hab, si vous avez des idées, des suggestions, des insultes ou autres, lâchez vous dans les commentaires. Et à la prochaine.

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Il ne faut pas confondre bonheur et …

Je connais pas mal de personnes qui passent leur temps à se morfondre, à gémir et à soupirer des phrases telles que « De toutes façons, je n’ai pas droit au bonheur », « le bonheur, ce n’est pas pour moi », etc.

Et pourtant, elles cherchent. Ça, on ne peut pas leur reprocher de rester chez elles les bras croisés. Elles sortent, s’occupent d’elles, de leur habitat, bref « font des trucs ». Alors qu’est-ce qui ne va pas ?

** Interlude **

C’est l’histoire d’un gars qui rentre chez lui en pleine nuit, après une soirée entre amis. En chemin, il croise quelqu’un qui semble chercher quelque chose au pied d’un lampadaire. Il lui demande :

- Vous avez perdu quelque chose ?
- Oui, j’ai perdu mes clés là-bas, je n’arrive pas à remettre la main dessus
- Là-bas ? Mais alors, pourquoi cherchez vous ici ?
- Parce que là-bas, on n’y voit rien, alors qu’ici, j’ai de la lumière.

** Fin de l’interlude ** ((Hahahahahaha ! Hum… ))

Cette petite blague illustre bien ce dont je vais parler. Il y en a qui cherchent le bonheur là où il n’est pas. Et ensuite, ils s’étonnent de ne pas le trouver.

Pour clarifier un peu les choses, attachons nous à comprendre ce que le bonheur n’est pas.

Le bonheur n’est pas le plaisir

L’erreur la plus courante, c’est de confondre bonheur et plaisir. La confusion est parfois compréhensible : les deux représentent un certain état d’esprit positif. Une satisfaction du corps et de l’esprit.

Pourtant, il est possible d’éprouver beaucoup de plaisir sans être heureux pour autant. Du coup, ceux qui confondent ne comprennent pas : ils prennent du plaisir. Ils jouissent de la vie. Pourquoi ne sont ils pas heureux ? Bigre ! C’est sans doute qu’ils ne prennent pas assez de plaisir encore, Pardi ! Un peu plus de plaisir, et ce sera bon.

Le plaisir, c'est bien

S’ensuit une course au plaisir, de plus en plus fort, de plus en plus intense, de plus en plus souvent. Mais le plaisir consumme, il aveugle, il fait perdre de vue tout le reste. Trop de plaisir tue le plaisir.

Le plaisir est immédiat, instantané, alors que le bonheur se construit sur le long terme, dans le plaisir, mais aussi dans le travail, l’effort, le pénible ((On croirait entendre mon grand-père)).

Prenons du plaisir, mais attention à ne pas nous brûler les ailes.

Le bohneur n’est pas le confort

L’autre erreur commise trés souvent, c’est de confondre le bonheur et le confort. Ou plutôt, le bonheur et l’absence d’inconfort. De nos jours, et tout particulièrement dans notre société qui prône le rapide, le pas cher, on considère que l’inconfort est une atrocité qui doit être éliminée absolument.

Ainsi, si l’on dort mal, on s’achètera un nouveau matelas plus confortable. Si l’on est stressé en fin de journée, on tiendra à coup de prozac. On privilégie la voiture par rapport à la bicyclette, pour aller toujours plus vite. Nous ne devons plus attendre, car l’attente est source d’inconfort.

[exergue gauche]Il faut aller toujours plus vite, car l’attente est source d’inconfort[/exergue]

Mais à force de supprimer tout ce qui pourrait causer de l’inconfort, nous en oublions que la vie est par essence inconfortable. Qu’est-ce qui nous fait apprécier un bon repas, si ce n’est la faim ? Qu’est ce qui nous fait apprécier des retrouvailles avec un proche, si ce n’est la séparation ?

Tout ceci me rappelle une publicité que j’ai vu il y a quelques années déjà, pour un téléphone portable, je crois. La pub montrait deux personnes, marchant au milieu d’une gare, et conversant par mobile interposé. Puis, elles se rejoignent au milieu de la gare, raccrochent leur portable, et continuent leur conversation comme si de rien n’était.

Ce clip voulait mettre en avant la possibilité de rester en contact avec ses proches vie le mobile trucmuche. Je trouve ceci horrible. Où est l’émotion de la retrouvaille ? Sous prétexte de supprimer l’inconfort de la séparation, on a annihilé toute émotion positive qu’aurait pu provoquer, au final, cet inconfort.

[exergue droite]La vie est par essence inconfortable[/exergue]

Bien entendu, un confort insuffisant peut nuire au bonheur. Difficile d’être heureux, quand on ne mange pas à sa faim et qu’on dort sur une planche. Mais un trop grand confort peut également avoir des effets désastreux sur la qualité de vie. Une vie trop confortable est ennuyeuse à mourir. Et une recherche exacerbée du confort parfait peut causer un stress terrible.

Il ne s’agit pas de supprimer tout confort, mais de trouver un juste équilibre, et d’accepter l’inconfort comme faisant partie intégrante de la vie. D’ailleurs, d’autres vous diront tout ça mieux que moi ((Ben ouais, on a les références qu’on mérite)).

Le bonheur n’est pas dans la consommation

Celui-là est un cas un peu particulier, inhérent à notre société de consommation. Les publicités qui nous assaillent chaque jour (télévisions, radio, affiches, panneaux routiers, journaux, etc.) n’ont de cesse de créer des besoins pour nous faire consommer, afin que puisse tourner l’économie.

Soyez belle avec telle crème. Soyez un Homme (un vrai) avec le rasoir X. Chopez des gonzesses comme s’il en pleuvait avec le déodorant Y. Quand vous aurez telle voiture, votre besoin sera comblé, vous serez heureux.

l'ane et sa carotte

Et c’est bien là le problème : il manque toujours quelque chose. La publicité nous fait miroiter le bonheur comme quelque chose d’accessible à travers la consommation de biens et de services. Et nous nous retrouvons un peu comme des ânes avec un carotte juste sous le nez, pendue à une canne attachée à notre propre corps. On croit qu’il suffit d’un petit pas, mais la carotte recule, encore et encore. Tant et si bien qu’on fini par s’épuiser à tenter de l’attraper.

Il est pourtant utopique de croire que nous pourrons répondre à des besoins spirituels et philosophiques par des objets matériels, de même qu’il serait stupide de penser qu’un débat d’idée ou qu’un poème pourraient donner de la lumière. Quand la solution ne se trouve pas dans le même plan que le problème, ça ne marche pas. Et on vous l’a déjà dit, mais l’argent ne fait pas le bonheur.

Travailler pour rouler, rouler pour travailler.

Nous passons donc des heures à travailler pour gagner de quoi payer les objets que nous achetons pour nous soulager du stress occasionné par notre travail. Délicieusement pervers, n’est-ce pas ? Et si nous… travaillions mois ? Si nous passions moins de temps à consommer, et plus de temps… à vivre ?

Récapitulons

Chercher quelque chose au mauvais endroit est frustrant, parce que plus on cherche, et moins on trouve. Chacun doit réfléchir à ce qu’il veut vraiment, et faire preuve de bon sens et de souplesse comportementale pour se débarrasser de ses habitudes néfastes qui ne pourront que l’amener vers la mauvaise direction.

Prenons du plaisir, jouissons de la vie, mais ne faisons pas du plaisir notre unique raison de vivre. Cherchons le confort, mais n’oublions pas que l’inconfort est la plus grande source de plaisir. Et puis, prenons du temps pour nous, au lieu de le sacrifier sur l’autel de l’économie. Si vous travaillez pour combler les besoin de votre famille, n’oubliez pas que votre famille à plus besoin de vous que de votre porte-monnaie.

Et surtout, n’attendez pas pour réfléchir à tout ceci. Par ce qu’une vie gâchée, c’est toujours une catastrophe.

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Palsambleu se met au vert

Salut tout le monde !

Un petit billet en passant pour vous dire que je pars en vacances. Vous vous en foutez ? C’est votre droit le plus strict. Toujours est-il que ce blog sera en pause jusqu’à la rentrée.

Bon, peut-être que je vous ressortirai un ou deux petits articles par ci par là, mais ne comptez pas trop dessus quand même.

Considérez donc que Palsambleu est en mode « mise à jour irrégulières et non garanties ».

Bon été à tous !

chat qui dort

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Une astuce de communication

Allez, c’est l’été, il fait chaud, je suis en vacances (niark niark), alors je vais le faire court.

Aujourd’hui, je vous présente une petite astuce de communication, déjà évoquée sur Nioutaik.

Elle est trés simple à mettre en oeuvre : lors d’une discussion, il suffit de répéter les derniers mots de votre interlocuteur sur un ton interrogatif. Et c’est tout. Voici un exemple librement adapté d’une discussion en soirée :

- (Un pote) Salut !
- (Moi) Salut ! (ça n’a pas encore commencé)
- Tu sais que je suis allé voir le dernier Harry Potter hier ?
- Harry Potter ? (C’est parti)
- Oui, je suis allé au cinéma avec Germaine, on s’est bien amusé, et ensuite, on est allé prendre un pot avec des amies à elles.
- Des amies ?
- Oui, on avait rendez vous avec elles après la séance. On a testé ce nouveau bar qu’ils ont ouvert, tu sais ?
- Un bar ?
- Purée ! Tu verrai le prix des consommations, c’est monstrueux !
- Monstrueux ?
- etc.

Note : Désolé pour cet exemple pathétique, je n’ai rien trouvé de mieux.

Quoiqu’il en soit, vous pouvez faire durer la conversation trés longtemps comme ça. Avec un peu d’entraînement, vous pourrez faire parler quelqu’un pendant des heures presque sans dire un mot. L’avantage, c’est que cette technique ne met personne mal à l’aise, comme le ferait la technique du silence. Seul risque : l’autre aura trés vite l’impression (justifiée ?) que vous vous payez sa tête.

Je vous avait prévenu que ça serait court. À la prochaine :)

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Le pouvoir du silence

All My Regrets
Creative Commons License Crédit photo : kkelly2007

Aujourd’hui, je vous propose une astuce de communication un peu atypique, mais extrémement puissante. Je connais trés peu de personnes qui savent l’employer correctement, et pourtant, elle peut-être terriblement efficace.

Il s’agit de la technique du silence.

Comme son nom l’indique, cette technique consiste à ne pas piper mot et à laisser votre interlocuteur faire tout le boulot. Elle s’utilise lors de discussions animées, de débats houleux ou d’âpres négociations, et en général, lorsque la communication devient difficile parce que chacun campe sur ses positions en tenant de convaincre l’autre.

La technique du silence

La mise en oeuvre paraît simple : lorsque votre interlocuteur s’interrompt parce qu’il a fini de parler, contentez vous de le regarder d’un air interrogatif, comme si vous attendiez qu’il continue. Et surtout, ne dites rien, pas même un « continuez ». Fixez le bien dans les yeux, et silence absolu !

En quoi cette technique est-elle utile ? Tout d’abord, elle permet de calmer le jeu. Lorsque la communication passe mal, les esprits s’échauffent, personne n’écoute plus rien, et les espoirs d’avoir une discussion constructive fondent comme neige au soleil. En vous taisant, vous stoppez net l’escalade, et empêchez l’échange de tourner au pugilat.

Puisque vous ne parlez pas, ni ne l’interrompez, votre interlocuteur peut à loisir exprimer ce qu’il a sur le coeur. Une fois qu’il aura l’impression d’avoir été entendu, il se calmera.

Ensuite, dans une discussion animée, chacun se sert des paroles de l’autre pour l’interrompre, rebondir et enchaîner sur d’autres arguments. Si vous ne dites rien, vous ne donnez aucune « prise » à votre adversaire pour lui permettre de continuer cette joute verbale. Il n’aura aucun argument à contrer, il ne pourra plus vous interrompre. Vous lui donnerez l’impression d’enfoncer une porte ouverte.

Autre avantage : vous lui coupez l’herbe sous le pied en le forçant à épuiser tous ses arguments, sans trop savoir ou il va. Vous l’obligez à jouer cartes sur table, quand votre jeu reste caché. Quand ce sera votre tour de parler, vous pourrez facilement anticiper toutes ses répliques, ce qui vous conférera un avantage indéniable.

Enfin, la technique du silence vous conférera beaucoup de présence, et un charisme indéniable. En effet, c’est vous qui maîtrisez la communication. C’est vous qu’il faut convaincre. C’est à l’autre de faire un effort pour vous atteindre. Vous être le maître.

Tout le génie de cette technique, c’est que vous maîtrisez complètement la conversation sans dire un mot. Sans rien faire, vous placez votre interlocuteur dans une position difficile. Vous allez le mettre terriblement mal à l’aise, sans lui donner de possibilités de vous contrer.

Comment mettre votre adversaire mal à l’aise

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Creative Commons License Crédit photo : mouton.rebelle

Il faut avouer que le principal avantage de la méthode du silence, c’est qu’elle va mettre l’adversaire mal à l’aise. En ce sens, ce n’est pas trés Fair Play, mais c’est efficace.

Le malaise de l’adversaire est la clé de la technique, il faut donc chercher à le maximiser, parce que c’est ce qui vous donnera le plus de chances de remporter la victoire. Mais d’où vient ce malaise ?

D’abord, il s’agit d’une joute verbale. Lorsque l’adversaire attaque, il s’attend à ce que vous ripostiez, parce que c’est le comportement « naturel ». Si vous ne faites rien, il se trouve dans une situation inconnue. Qu’allez vous faire ? Que préparez vous ? Pourquoi ne réagissez vous pas ? Et lui, qu’est ce qu’il va faire, maintenant ?

Il espère vous convaincre par ses arguments, comme un boxeur espère voir son adversaire chanceler après un coup. Or, rien n’a d’effet sur vous. Vous restez impassible, comme s’il n’était que du vent. En agissant comme ceci, vous transmettez une image de puissance, de pouvoir. Votre adversaire n’est qu’un moucheron face à vous.

Vous lui faires perdre tous ses moyens. Vous le frustrez terriblement. Vous l’énervez, et le fait de s’énerver alors que vous êtes si calme l’énerve encore plus.

Quand il aura débité ses arguments, donné le meilleur de lui même, et compris que cela ne mène à rien (vous n’avez toujours pas pipé mot), il y a de bonnes chances pour qu’il se calme, qu’il réfléchisse, et qu’il change de tactique. Il sera obligé de s’ouvrir, d’essayer de vous comprendre, se montrera même gêné de vous avoir agressé. De lui même, il cherchera des compromis.

L’exécution de la technique

Quelques conseils pour exécuter la technique. D’abord, attention à ne pas commettre certaines erreurs. Il ne s’agit pas d’ignorer votre interlocuteur, bien au contraire. Il s’agit de se taire. Vous devez vous taire, tout en étant impliqué dans la conversation.

L’efficacité de la technique du silence réside dans l’impassibilité. Ne quittez pas votre adversaire des yeux, mais ne montrez aucune émotion. Il faut vraiment lui donner l’impression qu’il n’a absolument aucune prise sur vous.

Vous pouvez affecter un air dubitatif, sourcils et mentons relevés, cela donnera de bons résultats. Tâchez de faire en sorte qu’il se demande si vous ne le prenez pas pour un idiot, mais il faut que cela reste une impression trés légère, pas une certitude. Envoyez lui des messages corporels à peine marqués, pour qu’il ne soit pas sûr de leur interprétation.

Vous pouvez aussi, quand il s’interrompt, prendre l’air de celui qui réfléchit profondément, mais qui ne comprend pas quelque chose. Le but est de le pousser à s’expliquer plus avant.

Vous pouvez, par des mouvements de sourcils et de bouches (l’air de dire « Ah ? Tiens ! ») mettre l’accent sur l’un ou l’autre de ses arguments, pour contrôler sa direction en le forçant à s’expliquer sur tel ou tel point.

En bref, la technique du silence est terriblement efficace dans certains cas. N’hésitez pas à l’utiliser, si vous pensez que des moyens conventionnels ne donneront aucun résultat, ou si vous êtes persuadés d’avoir raison mais que votre adversaire est plus doué que vous en rhétorique.

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La séduction pour les nuls

sexta, quase sábado, poser.
Creative Commons License Crédit photo : a tai.

Dans mes jeunes années, alors que j’étais pur et innocent, totalement ignorant des choses de la vie, j’étais absolument fasciné par une certaine catégorie de la population : les femmes. Ces créatures me paraissaient si fascinantes ! Si mystérieuses ! Elles étaient partout, et pourtant, dés qu’on voulait les approcher, elles disparaissaient !

Combien de fois ne fut-je pris au dépourvu, surpris par des comportements à mes yeux complètement irrationnels ? Combien de fois ne me suis-je interrogé sur les raisons de leur existence ? Combien de fois ne suis-je resté démuni face à mon incompréhension la plus totale de tout leur être ?

Et Diantre ! Je n’étais pas le seul ! Nombre de mes camarades partageaient mon incrédulité, et de longues heures nous devisions pour tenter de comprendre le pourquoi du comment. Pourquoi Diable les femmes nous regardaient-elles à la dérobée pour mieux nous ignorer lorsque nous approchions ? Pourquoi Diable se déplaçaient elles en groupe, rendant impossible l’approche d’une seule ? Et Grand Dieu ! Pourquoi à nous, si sympathiques et avenants, préféraient elles la compagnie des plus gros abrutis de la classe, qui ne savaient que gueuler, jouer au foot, et comparer les tailles de leurs instruments respectifs dans les vestiaires de la piscine !?

Heureusement, les choses ont bien changé ! Pas les femmes, bien entendu, mais moi ! Après des années de brouillard, ma quête de compréhension des rouages de la psychologie humaine m’a mené là ou même Freud avait trouvé ses limites : j’ai commencé à comprendre les femmes !

Aujourd’hui, je vous propose donc de partager avec moi certaines de mes connaissance sur … LA SÉDUCTION (tadadaaaam), ou comment mettre une femme dans son lit quand on est un homme et qu’on ne sait pas s’y prendre.

Commençons par la théorie

Les mécanismes de la séduction, l’amour, la passion, etc. sont immensément complexes en apparence, mais finalement, ils peuvent se résumer en un postulat :

Le but ultime d’un être vivant est d’assurer à ses gènes la vie la plus longue possible.

En pratique, ce peut être réalisé de deux façons différentes :

  1. Survivre
  2. Se reproduire

La reproduction permet d’assurer une longue vie à ses gènes en les transmettant à sa descendance. Ils peuvent alors voyager de génération en génération, et survivre virtuellement indéfiniment. Quand à la survie, plus elle dure, plus les chances de reproductions sont importantes.

Des millions d’années d’évolution, de lutte pour la survie et de sélection naturelle ont marqué ces instincts au fer rouge dans les tréfonds de nos esprits. Sans eux, jamais nos ancêtres n’auraient traversé tant d’épreuve pour nous donner vie. Tous, nous possédons ces deux mécanismes irrésistibles, le désir de survivre, et celui de se reproduire. Et la couche de vernis déposée par des milliers d’années de civilisation est bien mince, et parvient à peine à donner l’illusion que nous ne sommes plus des animaux.

Ces instincts sont la base même de tous les mécanismes de la séduction. Pour mieux comprendre, transportons nous loin en arrière, au temps des cavernes, lorsque chaque jour était une lutte pour la survie, lorsque le seul but de la journée était de ramener assez de nourriture pour tenir jusqu’au lendemain.

Au rude temps des cavernes, des silex et des fauves féroces

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En fait, j’ai déjà expliqué ce que pouvait être la vie au temps des cavernes, de quelle manière les rôles étaient répartis, et quelles furent les implications sur les compétences propres que développèrent chaque sexe.

À cette lointaine époque, la vie était rude, mais pas complexe. Les hommes avaient pour mission de chasser, ramener la pitance au logis, et protéger la tribu des invasions voisines, tandis que les femmes gardaient la caverne et s’occupaient des enfants ((Ceci est trés schématisé, c’est de la vulgarisation. Vous êtes prévenu.)). Ainsi, le job principal de l’homme, c’était la survie. Celui de la femme, la reproduction.

Que devaient faire les hommes pour survivre ? Etre attentifs, rapides, précis, courir vite, être fort, pouvoir viser une cible, entendre approcher un ennemi ou un prédateur, et prouver son utilité au clan pour pouvoir être accepté et respecté. Que devaient faire les femmes ? Se déplacer en groupe pour contrebalancer leur moindre force physique, être capable de nouer des relations fortes, et compter sur les hommes pour rapporter de quoi se nourrir.

Que devaient faire les hommes pour se reproduire ? Copuler ! Et ? Et c’est tout, mission accomplie ! Pour un homme, la relation sexuelle est l’aboutissement ultime du processus de reproduction. D’un point de vue strictement biologique, l’homme a terminé son travail une fois qu’il a tiré son coup ((si vous voulez bien me passer l’expression)), et ensuite, advienne que pourra. (Bien entendu, l’acte ne marque pas la fin du processus de survie, loin s’en faut, tout particulièrement si la partenaire choisie se trouve être la femme du chef…).

Ceci explique pourquoi les hommes accordent autant d’importance à l’acte sexuel. Ils sont programmés pour ça. Mesdames, si nous sommes des obsédés sexuels, ce n’est sommes toutes que la faute de l’évolution :)

Si nous considérons le point de vue de madame, en revanche, la relation sexuelle ne marque que le début du processus biologique de reproduction. Ensuite vient la période de gestation (9 mois) puis la naissance, et ensuite quelques années à nourrir le gamin, l’éduquer, lui apprendre à survivre par lui même tout en évitant qu’il ne se fasse dévorer par un fauve ou ne devienne débile en regardant trop la télé.

Durant toute cette période, la femme est particulièrement vulnérable, et dépend plus que jamais des autres pour assurer sa survie. Son instinct lui recommande de prendre toutes les précautions d’usage avant de s’aventurer au flirt.

Pour une femme enceinte, être en froid avec les autres femmes de la tribu, voire être bannie pour de bêtes raisons de jalousie ou d’adultère équivaut à coup sûr à la mort. Avant même de songer à copuler, elle doit s’assurer que sa relation sera acceptée et qu’elle continuera de bénéficier du soutien du clan.

Mais elle devra également faire en sorte que l’homme devienne son « garde du corps » personnel, qu’il s’engage auprès d’elle, et la protège et la nourrisse durant sa période vulnérable.

Et ceci explique, messieurs, pourquoi les femmes ont tant besoin d’engagement, de romantisme, etc. avant de passer à l’acte.

Pour être accepté, l’homme doit être préselectionné

Pour s’assurer qu’elles continueront de bénéficier du soutien de toute la tribu, si essentiel à sa survie, la femme recherchera donc l’accord tacite de ses camarades avant de s’engager. C’est ce qu’on nomme le mécanisme de la préselection.

Un homme augmentera significativement ses chances de copuler avec la partenaire de son choix s’il parvient d’abord à séduire ses ami(e)s, à leur plaire, et à être accepté par eux. Ceux-ci donneront alors leur accord tacite à la première, qui pourra considérer l’offre de monsieur avec plus d’attention.

De manière générale, la préselection est un mécanisme instinctif puissant que nous utilisons couramment pour juger la valeur de quelqu’un. Ainsi, une même personne paraîtra plus attirante si elle est bien entourée. Le même homme, trait pour trait, identique, paraîtra beaucoup plus séduisant et intéressant si de belles femmes se trouvent à ses côtés, ou même s’il arbore des traces de rouge à lèvres sur la nuque ;)

Ensuite, il doit prouver sa valeur

Sukaatoman @ Shibuya ( Tokyo-no-ningen / Gens de Tokyo / Tokyo people chap.7 )
Creative Commons License Crédit photo : e-chan

Une fois qu’elle a l’assurance que fréquenter son prétendant ne lui attirera pas les foudres de son entourage, ni ne mettra sa vie en péril, elle doit encore s’assurer que monsieur pourra subvenir à ses besoins et à ceux de l’enfant.

Tout d’abord, monsieur est il capable de survivre lui même ? Sera-il capable de rentrer chaque soir en un seul morceau ? Pourra-t-il la protéger des avances des autres hommes ? Pourra-t-il chasser et ramener le bifteak à la maison ?

Plus un homme démontre ses capacités (ses valeurs), par exemple en térassant un fauve à mains nues, en dominant les autres mâles, ou en ramenant un gros salaire, plus il devient attirant aux yeux de sa dame.

Les prétendants sont évalués, jaugés, consciemment ou inconsciemment, et finalement, madame développera une attirance vers celui qu’elle juge arborer le plus de valeur. À ce moment seulement, elle lui donnera une chance de tenter de la conquérir. Autant dire qu’à ce stade, c’est encore loin d’être gagné.

Dernière étape : l’engagement

Tout ceci est bien beau, mais ne servirait pas à grand chose si monsieur délaissait madame après le premier calin. Celle-ci doit donc faire en sorte de « fideliser son client » pour s’assurer que monsieur restera présent à ses côtés et subviendra à ses besoins, au moins jusqu’à ce que le petit soit grand.

Et comme la nature à bien fait les choses, elle à prévu un mécanisme pour aider madame. J’ai nommé : l’amour ! Et oui ! D’un point de vue strictement biologique, l’amour n’a d’autre but que de renforcer et maintenir la cohésion du couple nécessaire à la survie du gosse.

Madame va alors adopter un comportement si déroutant pour tant d’hommes : elle va feindre de ne pas s’intéresser. Elle va se rendre inaccessible, distante, dédaigneuse, pour voir ce que monsieur va faire. Ce comportement présente plusieurs avantages :

  1. Il préserve son intégrité et sa bonne réputation au sein du clan.
  2. Il entraîne une sélection et décourage les moins motivés. De telles lopettes ne la méritaient pas, de toutes façons.
  3. Il met en application la théorie de l’engagement. Plus un homme devra faire d’effort pour la conquérir, plus il sera disposé à la garder longtemps. Par conséquent, plus elle le fait languir, plus fidèle il sera.

Monsieur devra alors redoubler d’effort pour conquérir le coeur de sa dulcinée, et si chacun à bien fait son travail, il vivront heureux et auront beaucoup d’enfants, etc.

Pour finir, un peu d’éthique

Une fois n’est pas coutume, cet article est purement théorique. Dans un soucis de clarté et de vulgarisation, de nombreux aspects sont passés à la trappe. Mais n’ayez crainte, d’autres articles vont suivre, qui rentreront un peu plus dans les détails, ce qui explique pourquoi j’ai voulu me limiter aux bases nécessaires à leurs compréhension.

Pour ceux qui ne le sont pas encore, n’hésitez pas à vous abonner pour ne pas manquer les articles suivants.

Deuxième point, sur le contenu de l’article en lui même. Encore une fois, c’est de la vulgarisation, des généralisations, rien n’est jamais noir ou blanc. Messieurs, quand je dis qu’une femme se rend inaccessible pour mieux séduire, cela peut aussi signifier que vous la gonflez, tout simplement. Je décline toute responsabilité si un mauvais comportement vous attire une bonne baffe en public.

Dans le doute, mieux vaut toujours s’abstenir, que d’adopter des comportements irrespecteux et irresponsables qui pourraient blesser des gens, vous attirer des ennuis, et que vous pourriez regretter plus tard, vu ?!

Enfin, la société dans laquelle nous vivons est un petit peu plus complexe que celle décrite plus haut, et les choses ne sont pas toujours aussi simple. Ce n’est donc pas la peine de venir geindre en disant « oui, des fois, c’est pas comme ça, etc. ». Je le sais déjà, merci.

Ceci dit, vous disposez maintenant d’une bonne base pour comprendre les mécanismes de la séduction, alors dormez sur vos deux oreilles, et à la prochaine fois :)

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Stoppez les rotatives !

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Merci à Navo, de la bande pas dessinée pour sa proposition.

N’hésitez pas à faire des tests, et à me faire remonter toute erreur de formatage ou de mise en page que vous découvririez

Je vous rappelle que vous pouvez suggérer des améliorations ou des idées d’articles. Si vos propositions sont intéressantes, elle seront trés probablement prises en compte.

Sur ce, méfiez vous des cators, et passez de bonnes vacances !

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